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Le monument des Trois Sièges
Erigé au centre de la place de la République, le monument des "Trois Sièges" rappelle le souvenir des 3 officiers sous le commandement desquels Belfort a résisté victorieusement par 3 fois au cours du XIXe siècle:
- Le commandant Legrand en 1813-1814
- Le général Lecourbe en 1815
- Le colonel Denfert-Rochereau en 1870-1871
Conçu par Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1914), tout comme le Lion, il n'était pas terminé à la mort du sculpteur le 4 octobre 1904. Ce sont ses élèves et amis Louis Noël et Auguste Rubin qui l'ont achevé. A la suite d'un différend survenu entre la veuve du sculpteur et la municipalité belfortaine - cette dernière rechignant à respecter le contrat la liant à l'artiste - le monument n'a été mis en place que bien des années plus tard. Il a été inauguré le 15 août 1913.
Parmi les trois défenseurs de Belfort, dont le souvenir est rappelé, le colonel Denfert-Rochereau occupe la place d'honneur face à la préfecture. Le motif central représente, selon Bartholdi, : " La ville de Belfort apportant une branche de laurier à la France qui lui attache la Légion d'Honneur. Derrière ce groupe deux jeunes gens représentent la jeune Alsace se réfugiant à Belfort avec le drapeau de la Patrie." 3 rangs de pierres de grès rose sont inclus dans le socle. Ces pierres proviennent du front de la Porte de France de l'enceinte de Vauban. Bartholdi a tenu à les intégrer dans son oeuvre car elles ont été les témoins directs des trois sièges subis par Belfort. |
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La Tendresse du square de la Roseraie :
"La statue La Tendresse, mise en place en mars 1932, est l'oeuvre du sculpteur parisien Jean Camus, lequel a tenu à faire graver sur son socle l'inscription : A la tendresse universelle/ Pour la paix des hommes". |
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Le groupe monumental L'Age de Pierre
Ce groupe en marbre blanc de Carrare, commandé par l'Etat au sculpteur Horace Daillon (1854-1937) pour le Jardin des Plantes à Paris et qui obtenu la médaille d'honneur au Salon de 1924, a finalement été installé à Belfort en juin 1926. Le square a ensuite été aménagé afin de le mettre en valeur. Il représente "une femme qui a été blessée dans un combat, probablement livré aux ours des cavernes; elle est évanouie, et est transportée sur une branche de chêne transformée en brancard, par son mari et son vieux père, marchant dans une clairière où poussent les fougères. Leurs figurent expriment à la fois la douleur et la résignation."
A l'époque, la nudité des personnages a déclenché une vive polémique. La presse cléricale, soutenue par la Ligue de la Moralité publique, s'est élevée "contre ce monument scandaleux qui déshonore le square". Elle y voyait "un outrage public à la pudeur" , prédisait que "jamais, au grand jamais, d'honnêtes mères de famille n'accepteront d'emmener leurs enfants dans un lieu offrant un spectacle aussi dégradant" et tirait à boulets rouges sur "les municipalités qui, sous prétexte d'art, exhibent des nudités dans les squares où vont jouer les tout-petits". La presse républicaine, prenant le contre-pied, louait au contraire "la beauté des lignes et la simplicité de l'oeuvre provenant d'un parfait équilibre des masses auquel est parvenu l'artiste." L'inauguration, le 14 juillet 1926, en présence du sculpteur et de son épouse, s'est déroulée sans incident et la polémique s'est éteinte très rapidement. |
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Monument des Fusillés et Déportés
L’idée de ce monument remonte aux années qui ont suivi la libération de Belfort, en 1944. L’œuvre, conçue par le sculpteur parisien Hubert Yencesse, à l’initiative de Pierre Dreyfus-Schmidt et du docteur Braun, président de l’Union des Vrais Résistants, représente "un homme qui, au moment d’être fusillé, se tient debout, les bras levés dans une atitude de sacrifice et de fier défi à la mort" Avant son arrivée à Belfort en 1950, le peintre Jean Bersier imaginait déjà l’effet qu’elle produirait : "Quand la lumière du ciel palpitera, dans sa solitude devant le grand mur nu nous serons saisis et l’âme de nos morts viendra tout naturellement donner à l’airain sa vie éternelle." La place au centre de laquelle elle se dresse a été dénommée "place Anne Franck" en 1992. |
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La statue d'Edith Cavell
Infirmière anglaise, directrice d'une école d'infirmières à Bruxelles, Edith Cavell (1865-1915), a été exécutée d'une balle dans la tête par un officier allemand le 12 octobre 1915, pour avoir facilité l'évasion de prisonniers de guerre. La barbarie de cette exécution a eu un impact considérable sur l'opinion publique mondiale et a contribué, tout comme l'affaire du Lusitania, à l'intervention des Etats-Unis dans le conflit. En France, une cérémonie à sa mémoire a été organisée au Trocadéro, à Paris, le 15 novembre 1915, en présence du président de la République et d'une foule considérable. Devenue une figure mythique, Edith Cavell a vu son nom donné à un grand nombre d'écoles d'infirmières et de rues.
Sa statue, oeuvre du sculpteur Hippolyte Lefèvre, grand prix de Rome en 1892, a été déposée par l'Etat à Belfort en 1925 et inaugurée le 7 août 1926. Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1940, un commando allemand a arraché la statue, au moyen d'un câble attaché à un camion, et l'a mutilée. Les débris ont été mis à l'abri et, à la Libération, elle a été restaurée et remise très rapidement en place. |
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La statue "Quand-Même" :
En 1878 le conseil municipal décide l'érection "sur une place de la ville d'un monument destiné à perpétuer le souvenir de la conservation de Belfort à la France et la mémoire des deux grands citoyens, Thiers et Denfert, auxquels elle est due." Les élus ayant décidé d'y consacrer le reliquat provenant de la souscription du Lion et ayant écarté le projet présenté par Auguste Bartholdi, plusieurs procès opposent la ville de Belfort au sculpteur et au Comité du Lion.
Le projet retenu est celui d'Antonin Mercié (1845-1916) exposé en 1882 au Salon de Paris où il reçoit une critique élogieuse. Mercié a appelé son oeuvre "Quand-Même" car elle est destinée à symboliser "la lutte quand-même" dans l'espoir que l'Alsace redevienne française malgré la mort qui frappe sans pitié. Livrée à Belfort en janvier 1883, mais victime de rivalités politiques, l'oeuvre d'Antonin Mercié n'est pas mise en place immédiatement. Elle est déposée provisoirement dans un hangar. La première pierre du socle est scellée le 16 juillet 1884. A l'intérieur de ce dernier est placée une cassette renfermant des documents relatifs à l'érection du monument et contenant les noms de personnages historiques de l'époque, tant locaux que nationaux. L'inauguration officielle a lieu le 31 août 1884. Erigé primitivement au sud de la place, devant l'hôtel de ville, le monument est déplacé en 1905 lorsque le kiosque à musique actuel est édifié.
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